Lundi 8 décembre 2008

De nouvelles stratégies pour l’espace ludique bordelais



Lancer le dé, piocher une carte pendant l’apéro ou le dîner ? Pour certains, le jeu à « valeur ajoutée » est l’avenir de l’espace ludique. Un moyen « d’harmoniser » une communauté éclatée en mini-groupes. A Bordeaux, c’est comme ailleurs : on se retrouve à l’intérieur de sa boutique de jeu, son association et à de rares exceptions près, on préfère s’ignorer royalement. Alors, comment rassembler ? Depuis 2002, les Bordelais connaissaient « Ze Zem », le café « jeux de société » de la rue Saint-James. Une nouvelle boutique de divertissements de stratégie, « l’Auberjeux », Cours de l’Yser, espère « ouvrir en bar prochainement, sûrement à partir de 20h30 » et « dynamiser et dynamiter » la communauté de joueurs girondine.


 

 « Aucune revanche à prendre par rapport à la fermeture du magasin de mon cousin », assure Vincent Peyroutet, le gérant de l’Auberjeux. « Je n’y étais qu’un employé ! ». Depuis la faillite de JeuxMage’Inn, en 2007, « pour x et y raisons », il y avait une place vacante sur l’échiquier du jeu bordelais. A savoir ? Les jeux de stratégie, de figurines et surtout de cartes à collectionner. Et aujourd’hui, c’est Vincent le patron. A Bordeaux, dans l’univers du jeu, « ça ne bouge pas beaucoup, et tout le monde reste dans son coin », assure cet ancien de l’événementiel. L’Auberjeux, qu’est-ce donc ? Au-delà du jeu de mot douteux, l’endroit est une vraie fourmilière, remplies de boîtes de jeu à moitié éventrées, d’éléphantesques classeurs de cartes, de pinceaux à moitié secs posés en équilibre sur des monstres de plastique et de sacs de dés. Depuis la rentrée, entre mails et coups de téléphone, Vincent s’efforce d’obtenir reconnaissances et labels pour que le magasin fasse son nid. Pas de lampadaires au « 80, Cours de l’Yser », mais le vendredi soir, une quinzaine de joueurs en moyenne trouvent leur chemin jusqu’à la petite (en apparence) enseigne jaune. Le magasin – engoncé entre une agence immobilière et un garage auto – est maintenant « référencé dans les magazines de jeux de figurine, ce qui amène tout de suite des consommateurs », explique Christophe, banquier, papa et passionné de figurines. Hasbro, qui édite « Magic : l’assemblée », poule aux œufs d’or du jeu de carte, vient quant à lui d’accorder le « niveau Core » à la boutique, nécessaire à l’organisation de tournois officiels. Les rares passants à jeter un coup d’œil, on les contredit gentiment : « non, nous ne faisons pas de jeux de rôles ». En haut comme en bas, dans les trois salles – 125 m2 au total –, ça s’agite et ça se répond à grand coups d’exclamations. « C’est comme ça quand on pousse le plomb ou qu’on tape le carton au magasin », explique Renaud, étudiant en sciences. Le magasin attend son autorisation d’enseigne depuis trois mois, mais les projets ne manquent pas dans les cartons : créer un annuaire des joueurs de la région, une ligue bordelaise autour du jeu de football américain futuriste « Blood Bowl », un calendrier harmonisé pour « que les boutiques arrêtent de se marcher sur les pieds ». Enfin, « l’apéritif ludique », ce sera bière, cidre et sodas pour les joueurs du soir, «  à condition qu’on obtienne la licence pour vendre ces boissons ». Avant tout commerce que Vincent « doit faire vivre », les intentions du patron sont louables, « faire collaborer les acteurs du jeu, peu importe qu’ils soient de boutiques ou d’association différentes ». Et les festivals, dont on imagine qu’ils rassembleraient les communautés ? Stratéjeux à Floirac, en périphérie et le vendredi mensuel de l’association du Grand Parc : deux événements riquiquis pour une ville de la taille de Bordeaux, qui montrent que du chemin reste à parcourir. Ouvrir le jeu de stratégie à un plus large public ? « Oui, mais ce n’est pas possible uniquement dans nos locaux, ou par ma simple volonté », conclut Vincent.

Par Jérôme - Publié dans : Reportage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 21 novembre 2008

Insaisissable Mamère



 Qui de mieux que Noël Mamère, bon client des médias, bonne bouille à la Brassens, pour débattre de ces médias que seule l’émotion guide ?
Vingt ans après La dictature de l’audimat (1988), l’ancien journaliste cosigne La tyrannie de l’émotion avec son ami des Verts Patrick Farbiaz. Les étudiants de l’école de journalisme de Bordeaux-Aquitaine (IJBA) ont profité de l’occasion pour l’interviewer dans les locaux de l’école. La théorie que Noël Mamère développe dans son livre, un brin démagogue ; son parcours, ses projets et la place actuelle qu’ont les Verts sur l’échiquier politique français sont abordés. Une heure d’interview durant, difficile de « coincer » le maire de Bègles. Ce doctorant en communication se sait séduisant dans le discours, prêt à reconnaître ses torts, mais prompt à se réfugier derrière l’une de ses casquettes (journaliste, documentariste, homme politique, maire, avocat…) lorsque le débat l’exige. Sans oublier un petit regard oblique vers les appareils photos qui le mitraillent. Non, décidément, c’est agréable de cracher dans la soupe.



Par Jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 18 septembre 2008
Par Jérôme - Publié dans : Onirique - Communauté : Les photographes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008
Par Jérôme - Publié dans : Spectacles - Communauté : Les photographes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008




Par Jérôme - Publié dans : Paysages - Communauté : Les photographes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008

A Fontaine-Lestang, l’école peut en cacher une autre

 

 (Photo La Dépêche)


« C’est quoi déjà le numéro de rue de l’école élémentaire ? », s’écrie un père de famille pressé qui passe en voiture dans le quartier de Fontaine-Lestang, rive gauche de la Garonne. Les habitudes ont la dent dure : sa fille Sabrina, qui a fait toute sa maternelle dans l’établissement du quartier va découvrir l’école élémentaire, située deux rues plus loin. Mais visiblement, le papa ne maîtrise pas encore le trajet. A Etienne Billières la faute : maire de Toulouse dans les années 30, il a donné son nom à la fois au collège et à la maternelle. Une école peut donc en cacher une autre ! En marge de l’enseignement général, ces deux établissements – 400 élèves à eux deux – abritent en leur sein bien des initiatives. Mathilde, 21 ans, assistante sociale « en poste depuis février », travaille dans les locaux des primaires pour l’association de sauvegarde des enfants invalides (ASEI), « état dans l’état » et « école spécialisée dans l’intégration collective ». L’attentive jeune femme s’occupe « de deux classes à effectif réduit d’enfants regroupés en fonction de leur handicap. A Etienne-Billières, nous travaillons avec des dysphasiques (atteints de troubles de la compréhension et de l’expression) et des sourds ». L’ASEI, née dans les années 50 entre Ramonville et Toulouse « est présente dans toute la Haute-Garonne, mais aussi un peu partout en France », explique Murielle, une éducatrice spécialisée. « Notre présence dans ces locaux permet aux enfants dont nous nous occupons de fréquenter ponctuellement un cadre scolaire…et les autres élèves  ». Et professionnellement ? « Nous fréquentons davantage les familles, les psychomotriciens et les psychologues que nos collègues du primaire » admettent les deux employées de l’ASEI.
Certains ont pourtant participé aux grèves contre la réforme du primaire et les suppressions de poste par « solidarité » envers leurs collègues. Cela a été le cas également pour « beaucoup d’animateurs » du Centre de Loisirs Associés à l’Ecole (CLAE), autre « école dans l’école » qui permet aux parents de déposer leurs enfants plus tôt à l’école et de les reprendre plus tard. « La structure est présente conjointement dans les deux Etienne-Billières, mais chez les primaires c’est une association loi 1901 alors que chez nous c’est une structure gérée par la mairie », précise Catherine, directrice de l’école maternelle. Tout en surveillant la cour du coin de l’œil, Primaël, 21 ans, animateur pour le CLAE, glisse : « beaucoup de jeunes qui aspirent au métier d’instituteur ou de professeur travaillent au CLAE. On est en contact avec les enfants et les horaires permettent de poursuivre des études. On essaye d’apporter un vrai plus par rapport aux garderies ». Mais ce n’est pas tout : enfants et parents motivés peuvent suivre ensemble à l’école primaire des cours de portugais certifiés par l’ambassade du pays en France. Cristina, l’enseignante, est vraiment satisfaite. « Le quartier a 80% d’enfants scolarisés qui ont des parents asiatiques, africains ou européens. Il y a ici un brassage des cultures qui facilite l’apprentissage de langues étrangères ».
La riche histoire de l’école primaire Etienne-Billières plane toujours sur le quartier. Depuis les années 1920, l’établissement a accueilli des réfugiés belges, espagnols, italiens...et caché des juifs pendant la guerre. « L’école est un peu le lien entre toutes ces initiatives », explique Caroline, directrice du primaire. « En 2006 et 2007, les habitants, l’école et le Réseau Education sans Frontières se sont mobilisés pour deux affaires de sans-papiers ». En refusant de livrer des enfants aux dangers de pays d’origine de leurs parents. Si Etienne-Billières ne devait être qu’à une seule école, ce serait celle de la solidarité.

 

Par Jérôme - Publié dans : Reportage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 20 mai 2008


1776. C'est ce qui entoure les crocs du "lion de la côte Saint-Laurent", à Falaise (Calvados), mini-obélisque bien connue des voyageurs de l'ancienne route vers Caen, qui date du Moyen-Âge. En 1776, dans beaucoup d'Etats, de nouvelles constitutions voient le jour. En France, l'homme politique et économiste Turgot propose au conseil du roi un projet de six édits abolissant la corvée royale, les Jurandes* et imposant la noblesse. Quelques mois plus tard, les édits réformateurs seront retirés sous la pression du Parlement de Paris et Turgot démissionnera. Mais les édits, lus par les curés au prône et affichés par les officiers municipaux, allumeront la mèche du débat public et d'une critique vigoureuse des institutions. 
Dans un des quartiers les plus anciens de la cité de Guillaume, ce fier pilier, qui porte le sceau du roi des animaux à sa base - alors qu'une porte moyenâgeuse en ruines lui tient tête, quelques mètres en contrebas - allait être le témoin de la future Révolution française.

*Jurandes : corporations de métiers toutes puissantes, ayant quasiment droit de vie et de mort sur les membres, bref à des années-lumières d'un syndicat actuel. Elles étaient jugées comme un "obstacle entre l'Etat et le citoyen".



Par Jérôme - Publié dans : Reportage - Communauté : Les photographes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 20 mai 2008


Après tout ce qu'on vous a caché, nous les méchants médias main dans la main avec les politiques et les industriels : voici enfin l'envers de Falaise!

Par Jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 20 mai 2008


Conseil municipal des jeunes de Falaise (Calvados), Avril 2008. Même si les cartes électorales de ces mineurs ne sont pas des vraies, les jeunes élus réfléchissent déjà à la meilleure façon de...s'élever dans les sondages.




Par Jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 1 mai 2008
Par Jérôme - Publié dans : Onirique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • lephotojournal
  • : Le Photojournal - Tribulations d'un futur journaliste
  • : Voici quelques images, récoltées ici et là, qui veulent dialoguer avec le texte, et qui rêvent secrètement de faire parler le monde... Bonne visite! Jérôme
  • : 25/01/2008
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Articles par thème

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus