Dans un supermarché du campus flambant neuf de l'université de McMinnville, cette impressionnante enfilade de boissons sucrées ressemble fort à une allée vers l'obésité.
Si le
crime n’attend pas, les doughnuts (que l’on écrit en France comme on le prononce… donuts) ne resteront pas chauds bien longtemps. Et là, manifestement, c’est l’heure de la pause.
South Davies, longue avenue de McMinnville. Si chaque maison n'est pas identique, les systématiques petits détails que l'on retrouve sur
chaque facade, non contents d'égarer l'étranger, finissent par provoquer une persistance rétinienne. Même au mois de janvier, les Américains - plutôt friands des fêtes de Noël
-conservent leurs guirlandes pour illuminer la nuit tombée.
McMinnville, 97128 Oregon, sur South Davis. Autour du campus universitaire de cette petite ville de 30.000 habitants, la vitesse est limitée à 15 miles (25 km
/h). Une règle scrupuleusement respectée.


15h de vol, 5h d’attente – 1 escale. Quand l’essentiel de vos voyages se résume à l’Europe, traverser l’Atlantique
pour se rendre aux Etats-Unis est une expérience singulière. Logé la veille chez un ami habitant l’est de Paris, décidé à ne pas louper l’avion et lesté de lourds bagages, je prends le taxi,
comme un prince, jusqu’à Roissy Charles de Gaulle.
Départ le 4 janvier à 13h15, dans l'avion, sans qu'on sache leur nationalité - les hôtesses parlent anglais, comme un avant-goût. A mon grand soulagement, pas trop de turbulences dans
le premier avion, de celles qui vous rappelle que vous êtes fan de la série Lost.
Arrivée à l’aéroport de Philadelphie à 18h00 (heure locale), soit 8h de vol. Le temps d’avaler un hamburger, et l’avion pour Portland redécolle avec une bonne heure de retard pour 7h de voyage.
Avant de se poser à 1h du matin…toujours à l’heure locale, cette fois-ci de l’autre côté des États-Unis.
9 h de décalage au final, et plus de 10.000 km parcourus. De quoi être fortement déboussolé. C'est à ce moment là que l'on peut ressentir ce que les brésiliens appelent la saudade,
le mal profond du pays. Si familiers dans l'univers des médias et de l'art, les Etats-Unis le deviennent beaucoup moins quand on plonge au coeur de l'agitation, de la peur qui les
caractérise parfois - palpable dès la frontière.
Facade de la "Bastimal Church" de McMinnville (Oregon, Etats-Unis), Janvier 2008. Il y a un tel espace, une telle superficie dans cette petite ville de
30.000 habitants - dont on aurait peur qu'elle ne soit pas utilisée - que rien ici n'est construit pour chatouiller le ciel. Les bâtiments sont allongés, espacés, ceintrés par les longues
routes de bitume.
Pour ne pas risquer de confondre l'enseigne de MacDo avec l'église du centre-ville, cette étrange chaise à porteur porte loin vers les nuages un criard crucifix doré.
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||